Se marier à l’étranger, pourquoi pas ?

Au retour des vacances, ma collègue à qui je demandais comment s’était passé son voyage à New York, m’a expliqué qu’elle s’y était mariée, en surprise pour son amoureux.

J’ai trouvé l’idée très chouette et je voulais vous la partager ici : pourquoi ne pas se prévoir directement une lune de miel ponctuée d’un passage au consulat pour se marier sur place ? Pas besoin de témoins, on prendra le passant un peu au hasard, pas de budget mariage, pas d’invités compliqués, pas de plan de table… Et si on le souhaite, grosse fête au retour avec les copains pour fêter ça, et apéro avec les familles à l’occasion !

Voici de quoi organiser votre mariage intimiste qui, attention tout de même, requiert un peu de préparatifs administratifs !

Publicités

Côté divorce, ça se passe comment ?

Loin de moi l’idée de vous déprimer dès le lundi matin, mais je me suis aperçu, en discutant, que les modalités d’accès au divorce sont méconnues des nouveaux accédant.e.s au mariage que nous sommes 🙂
Par ailleurs, j’ai en mémoire plusieurs couples de parents m’expliquant leur opposition farouche au concept même de mariage et qui avaient décidé de se marier, d’adopter, puis de divorcer aussi vite que possible.
Un point très rapide sur le sujet, du coup :
Quand ? Dès que les deux parties le souhaitent (divorce par consentement mutuel). En effet, la loi de réforme du divorce du 26 mai 2004, en vigueur depuis le 1er janvier 2005, a abrogé le troisième délai de l’article 230 du Code civil, et par là même, l’obligation de respecter la durée minimale de mariage de 6 mois, avant de demander le divorce.
Faut-il absolument un avocat ? Oui : il en faut un pour chacun.e même si divorce « à l’amiable » chez le notaire
Procédure ? Elle n’est pas compliquée et a été simplifiée depuis 2005, mais je vous invite à jeter un oeil ici, ce sera plus efficace que de recopier le site 🙂
Le divorce se fête t il ?
Allez, je ne peux m’empêcher de vous copier ici l’article de ladepeche.fr qui m’a faite sourire (et qui pense à TOUT LE MONDE) 🙂 :

La «Divorce Party» : nouveau phénomène à la mode

Publié le 27/06/2013 à 10:42, Mis à jour le 27/06/2013 à 10:44

Insolite

Robe de mariée Mirella - ©http://www.secretbymirella.com
Robe de mariée Mirella ©http://www.secretbymirella.com

 

 

Depuis une dizaine d’années, le nombre de mariages est en constante baisse. Devancé par le PACS, ce dernier attire moins les couples. Jugé trop contraignant par de nombreuses personnes, il est aussi victime de ses échecs. En effet, près d’un mariage sur deux finit en divorce à l’heure actuelle. Ainsi, un nouveau phénomène est en train de voir le jour : la « Divorce Party ».  Par « Divorce Party », on peut entendre fêter son divorce. Le concept serait une sorte d’enterrement de vie maritale, sur le même principe que le traditionnel enterrement de vie de jeune fille ou de garçon avant de se dire oui. Véritable phénomène aux Etats-Unis, le concept fait progressivement son entrée dans les mœurs européennes.

Fêter son divorce entre amis voire avec…son désormais ex-conjoint

Des entreprises se sont même spécialisées dans l’organisation de ces événements d’un nouveau genre comme Poppin’s Avenue, une agence lyonnaise : « Cela consiste à organiser une fête où l’on invite ses amis à célébrer la fin de son mariage, sur le même principe qu’un enterrement de vie de jeune fille ou de garçon. Nous ne prônons pas le divorce, mais tout peut être matière à faire la fête » explique Marion Daul, l’une des créatrices.

Et cette dernière de se féliciter de proposer « aux néo-divorcés de fêter leur rupture entre amis, ou même avec leur ancien conjoint ! ».

Déchirer sa robe ou son costume de marié(e)

Si les plus sages optent pour une simple soirée entre amis histoire de se remonter le moral, d’autres au contraire, plus rancuniers, prennent un malin plaisir à déchirer leur robe ou leur costume de marié(e) afin de faire, pour de bon, le deuil de leur ancienne relation.

Une formule « Divorce pour tous »

Pour Poppin’s Avenue, qui propose désormais une formule « Divorce pour tous » histoire de rester dans l’air du temps, la « Divorce Party » est « une façon de prendre la séparation positivement et de repartir du bon pied et, pourquoi pas, de faire de nouvelles rencontres ».

Témoignage de Jennifer (n°4)

De l’utilité du mariage dans la construction de nos familles…

Enfants d'Arc en ciel-LE BLOG!

Mariée avec ma femme fin juin 2013 après 13 ans et demi de vie commune et un enfant née en novembre 2012 après un parcours fastidieux et douloureux de PMA  en Belgique.

Consentement à l’adoption rédigé début septembre pour 300 euros.

Acte de non rétractation reçu début septembre mais on réalise qu il y a une erreur puisque c’est mentionné adoption simple et non plénière…on n’avait pas relu dans l’euphorie du moment.

Le notaire a établi un acte rectificatif le 9.9.13 stipulant une erreur matérielle.  On envoie la requête au TGI (Tribunal de Grande Instance) de Melun.

La requête est simple à faire sur un imprimé fourni par le tribunal sans attestations à fournir ni lettre de motivation, ni preuve du donneur anonyme.

Finalement, le juge estime qu’il faut un nouveau délai de 2 mois de non rétractation…

On obtient la nouvelle attestation le 12.11.13 que j’envoie au tribunal la…

View original post 214 mots de plus

Quid du changement de nom après le mariage ?

La question ne tarde pas souvent à venir « Et alors, vous allez vous appeler comment après ? Tu gardes ton nom ou pas ? »…

Alors un petit point s’impose !

1. On ne change jamais de nom. Votre patronyme restera toujours votre nom de naissance, et ce, quelque soit le nom d’usage que vous choisissez d’emprunter. Cela a des conséquences, notamment en matière de transmission du nom pour vos enfants.

Ex : Je m’appelle Mathilde Durand, je me marie avec Yasmine Ali et mon nom d’usage devient Mathilde Ali. Une fois mariée, j’accouche d’un petit Enzo. Cet enfant, bien que je sois mariée, ne pourra s’appeler que Enzo Durand puisqu’il doit prendre le nom de l’un de ses parents et que le seul parent connu aux yeux de la loi, c’est moi. Comme mon « vrai » nom reste toujours Durand, il ne peut s’appeler Ali. Il pourra éventuellement changer de nom si Yasmine l’adopte par la suite.

2. Une fois sortis de la Mairie, vous garderez vos patronymes (dans notre exemple, nous nous appelons toujours Mathilde Durand et Yasmine Ali). Il n’y a pas de demande à faire à la mairie pour le nom, en fait c’est vraiment un choix que vous faites et auquel vous donnerez suite après le mariage en le signalant à votre employeur, sécu, etc. Ce n’est qu’en effectuant ces démarche sur la base du livret de famille que vous pourrez utiliser un nom d’usage comme nom de famille tous les deux. Pour cela, il existe un site de l’administration, bien pratique : https://mdel.mon.service-public.fr/changement-nom-usage.html

Ce site permet non seulement d’avertir en une seule fois 3 organismes (CPAM, CAF et BSN) et propose, à la fin de la démarche, un courrier type que l’on peut enregistrer en PDF. On peut ensuite se servir de ce courrier type pour prévenir les autres (Mutuelle, EDF, etc.).

Votre nom d’usage n’apparaitra sur aucun document officiel suite à votre mariage, mais il peut figurer sur votre pièce d’identité à l’occasion d’un renouvellement, à la ligne « nom d’usage ».

Et vous, finalement « vous allez vous appeler comment après ? Tu gardes ton nom ou pas ? »

livret de famille

Démarches en mairie (2)

Concrètement, quelles sont les démarches à réaliser pour se marier ?

Je vous propose cette page inspirée de celle réalisée par la Mairie de Puteaux :

Retrait du dossier de mariage à la mairie

Présentez-vous, en premier lieu, au bureau d’état civil (un des deux époux suffit) pour connaître les démarches que vous devrez accomplir et des pièces que vous devrez joindre à votre dossier et pour récupérer ledit dossier.

Une fois, cette première étape franchie, vous pouvez commencer à préparer les documents à fournir pour la constitution de votre dossier comme :

  • Une pièce d’identité en cours de validité pour chacun des futurs époux (carte d’identité nationale, passeport ou permis de conduire)
  • L’extrait de naissance de chaque futur époux datant de moins de trois mois à la date du dépôt de dossier et renouveler si besoin à la date du mariage. Pour cela, il vous suffit de contacter la mairie de votre lieu de naissance (ou si vous êtes nés à l’étranger, le ministère des affaires étrangères de Nantes ou votre consulat)
  • La liste des témoins avec leur nom, prénom, âge, profession et domicile et la copie de leur pièce d’identité. Sachez toutefois que les deux témoins doivent impérativement être majeurs. Selon les mairies, les témoins doivent (ou pas) signer le document…
  • Une attestation sur l’honneur certifiant l’indication du domicile, de résidence et de célibat.
  • Deux justificatifs par personne parmi la liste suivante :
    • un contrat de location ou un acte de propriétaire
    • un document fiscal (taxe d’habitation, impôts fonciers, IR, etc.)
    • une attestation de la sécurité sociale
    • un relevé de compte ou un bulletin de salaire
  • Pour les personnes étrangères :
    • un certificat de coutume et un certificat de célibat (auprès de l’ambassade ou d’un consulat).
    • Tout document rédigé en langue étrangère, devra faire l’objet d’une traduction par un traducteur assermenté.

Dépôt du dossier complet

Au plus tard 1 mois avant le jour J : déposez votre dossier complet à la mairie tous les deux

A cette occasion, vous informerez l’agent de la date et l’heure de la célébration que vous souhaitez sous réserve que votre dossier soit complet.

La mairie annoncera votre union par la publication de bans. Elle sera effectuée dès la remise de votre dossier de mariage complet et aura lieu durant 10 jours. Cette publication des bans a pour vocation de faire connaître le mariage à tous, afin que toute personne soit à même de s’y opposer, en démontrant d’éventuels empêchements.

Signalez tout contrat de mariage et toute donation entre époux

Le contrat de mariage n’est pas une obligation. Si vous ne faites pas de contrat, vous serez alors soumis au régime légal appelé la communauté réduite aux acquêts. C’est-à-dire qu’en dehors des biens apportés lors du mariage ou hérités par la suite, tous les biens seront communs aux deux époux.

Dans la plupart des cas, cette formule convient le mieux aux futurs époux. Mais sachez qu’il existe différents types de contrats de mariage à établir devant un notaire comme :

La participation aux acquêts :

Durant le mariage, ce contrat fonctionne comme si les époux étaient séparés de biens. Mais à la dissolution du mariage, les époux demeurent personnellement propriétaires des biens qu’ils ont acquis à leur nom avant ou au cours du mariage ainsi que ceux qu’ils ont recueillis par succession

La séparation des biens :

Ce contrat est basé sur un principe simple et clair. Chacun des époux conserve personnellement ses biens acquis, avant le mariage ainsi que ceux qu’il a reçus par héritage ou donation

La communauté universelle :

Ce contrat permet aux époux de mettre en commun tous leurs biens, aussi bien ceux acquis par chacun avant ou pendant le mariage que ceux reçus par héritage ou donation. En outre, les époux sont responsables de toutes les dettes qu’ils contractent ensemble ou personnellement pendant leur vie de couple

La donation entre époux :

En cas de décès de l’un des conjoints, les enfants ou ascendants, et non le survivant, héritent de la moitié des biens communs. Pour augmenter la part du conjoint survivant les époux peuvent procéder à la donation, et ce dès le mariage.

L’audition préalable des futurs époux :

L’audition est obligatoire. L’officier d’état civil auditionne ensemble ou séparément les futurs époux. Toutefois, elle peut, à titre dérogatoire, ne pas avoir lieu.
 

Jour J

Jour J : Rendez-vous dans la salle des mariages de la mairie pour vivre, entourés de vos proches, ce moment inoubliable

Vous siégerez en face de l’officier d’état civil arborant une écharpe tricolore. Vous serez tous deux entourés des témoins. Les portes de la salle des mariages resteront ouvertes au cas où une personne opposée au mariage voudrait s’exprimer. L’officier d’état civil débutera la cérémonie publique en rappelant les devoirs conformément au Code civil, puis chaque personne de l’assemblée se lèvera pour écouter l’engagement du mariage. Enfin, vous signerez, vous et vos témoins, le registre des mariages.

Attention : la présence d’un traducteur assermenté est nécessaire si l’un des époux ou des témoins ne parle pas la langue française. »

A vos témoins, prêts, foncez !!!

La date ? C’est bon. Le format ? C’est presque bon. Le thème ? C’est pas encore tout à fait ça… Et les témoins ?

Amis homosexuel-le-s, vous qui débutez en mariage civil, saviez-vous que les démarches en Mairie vous obligent à avoir au moins un témoin pour chacun des époux ? Ce témoin doit être identifié dès le dépôt de votre dossier en mairie, sans quoi votre dossier serait incomplet et vous n’auriez pas de date. Votre dossier doit stipuler le nom, prénom, âge, etc. de votre témoin, ainsi que son emploi et une copie de sa pièce d’identité.

C’est donc tôt qu’il convient de se préoccuper de cette affaire… Vous pouvez aller jusqu’à quatre témoins par époux à la Mairie et leur rôle peut être très variable : cela va du témoin là-pour-signer-et-c’est-tout-merci au témoin hyper engagé qui vous épaule jusqu’à la dernière minute le jour J !

Alors comment les choisir ??

Voici quelques petites questions pour vous aider à y réfléchir… :

  • Quel sera son rôle ?
  • Y-a-t-il des pressions familiales auxquelles je souhaite céder ?
  • Qui vais-je vexer ?
  • Quid des frères et sœurs ?
  • Un ou deux témoins ?
  • Et mon époux-se ? Est-il d’accord avec mon choix ?
  • Ai-je besoin qu’il habite à côté ?

Bref… Rien de simple là-dedans. En fait, le mieux, c’est de faire ce qui semble évident pour vous et votre moitié. Si c’est Joséphine qui vous a toujours soutenue et dont vous savez que vous pouvez compter sur elle quoiqu’il advienne, ne tournez pas cent ans autour du pot et foncez !

Enfin, choisissez quelqu’un avec qui vous saurez vous dire les choses (voire vous engueuler), car s’il a un réel rôle dans l’organisation de votre mariage, c’est certainement celui de punching-ball officiel 😉