Côté divorce, ça se passe comment ?

Loin de moi l’idée de vous déprimer dès le lundi matin, mais je me suis aperçu, en discutant, que les modalités d’accès au divorce sont méconnues des nouveaux accédant.e.s au mariage que nous sommes 🙂
Par ailleurs, j’ai en mémoire plusieurs couples de parents m’expliquant leur opposition farouche au concept même de mariage et qui avaient décidé de se marier, d’adopter, puis de divorcer aussi vite que possible.
Un point très rapide sur le sujet, du coup :
Quand ? Dès que les deux parties le souhaitent (divorce par consentement mutuel). En effet, la loi de réforme du divorce du 26 mai 2004, en vigueur depuis le 1er janvier 2005, a abrogé le troisième délai de l’article 230 du Code civil, et par là même, l’obligation de respecter la durée minimale de mariage de 6 mois, avant de demander le divorce.
Faut-il absolument un avocat ? Oui : il en faut un pour chacun.e même si divorce « à l’amiable » chez le notaire
Procédure ? Elle n’est pas compliquée et a été simplifiée depuis 2005, mais je vous invite à jeter un oeil ici, ce sera plus efficace que de recopier le site 🙂
Le divorce se fête t il ?
Allez, je ne peux m’empêcher de vous copier ici l’article de ladepeche.fr qui m’a faite sourire (et qui pense à TOUT LE MONDE) 🙂 :

La «Divorce Party» : nouveau phénomène à la mode

Publié le 27/06/2013 à 10:42, Mis à jour le 27/06/2013 à 10:44

Insolite

Robe de mariée Mirella - ©http://www.secretbymirella.com
Robe de mariée Mirella ©http://www.secretbymirella.com

 

 

Depuis une dizaine d’années, le nombre de mariages est en constante baisse. Devancé par le PACS, ce dernier attire moins les couples. Jugé trop contraignant par de nombreuses personnes, il est aussi victime de ses échecs. En effet, près d’un mariage sur deux finit en divorce à l’heure actuelle. Ainsi, un nouveau phénomène est en train de voir le jour : la « Divorce Party ».  Par « Divorce Party », on peut entendre fêter son divorce. Le concept serait une sorte d’enterrement de vie maritale, sur le même principe que le traditionnel enterrement de vie de jeune fille ou de garçon avant de se dire oui. Véritable phénomène aux Etats-Unis, le concept fait progressivement son entrée dans les mœurs européennes.

Fêter son divorce entre amis voire avec…son désormais ex-conjoint

Des entreprises se sont même spécialisées dans l’organisation de ces événements d’un nouveau genre comme Poppin’s Avenue, une agence lyonnaise : « Cela consiste à organiser une fête où l’on invite ses amis à célébrer la fin de son mariage, sur le même principe qu’un enterrement de vie de jeune fille ou de garçon. Nous ne prônons pas le divorce, mais tout peut être matière à faire la fête » explique Marion Daul, l’une des créatrices.

Et cette dernière de se féliciter de proposer « aux néo-divorcés de fêter leur rupture entre amis, ou même avec leur ancien conjoint ! ».

Déchirer sa robe ou son costume de marié(e)

Si les plus sages optent pour une simple soirée entre amis histoire de se remonter le moral, d’autres au contraire, plus rancuniers, prennent un malin plaisir à déchirer leur robe ou leur costume de marié(e) afin de faire, pour de bon, le deuil de leur ancienne relation.

Une formule « Divorce pour tous »

Pour Poppin’s Avenue, qui propose désormais une formule « Divorce pour tous » histoire de rester dans l’air du temps, la « Divorce Party » est « une façon de prendre la séparation positivement et de repartir du bon pied et, pourquoi pas, de faire de nouvelles rencontres ».

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Une fête de non-mariage, c’est quoi ?

C’est la nouvelle tendance chez les hétéros !

Ils ne veulent pas se marier (trop vieux-jeu et institutionnel) mais veulent tout de même faire une grosse fête pour célébrer leur amour avec leurs amis et famille ? Qu’à cela ne tienne, ils organisent des « non-mariages » !

L’idée est de faire une non-cérémonie où les non-mariés se disent… « non » ! Et un dîner (oui parce que un « non-dîner », ça ferait tout de suite moins sympa) avec une non-pièce-montée etc, etc.

Bref, vous l’avez compris, l’idée est de faire la fête et de se dire que l’on s’aime, sans entrer dans le carcan que peut représenter le mariage pour certains. Finalement, comme je l’ai entendu dire lors des débats sur le mariage pour tous, « il n »y a bien que les homos pour encore vouloir se marier » 😉

Avez-vous déjà expérimenté ? seriez-vous intéressés ?

Et comme toujours, on se rend compte que finalement… ils n’ont évidemment rien inventé !

Chronique d’une militante ordinaire

mariage-pour-tous-decouvrez-la-campagne-oui-legalite

Mardi 23 avril 2013

17h07 : En direct de l’Assemblée Nationale, la larmichette qui pointe déjà le bout de son nez en entendant certains députés expliquer leur vote en faveur de l’égalité de tous devant le mariage, voilà un troupeau de jeunes puceaux en cols vichy qui se jettent sur nous, nous piétine pour aller accrocher une banderole en criant « référendum » dans l’hémicycle. Panique, angoisse, stress et trouille au rendez-vous, nous tentons de nous calmer pour ne pas nous faire sortir à notre tour, pas si près du but.

17h09 : Claude Bartolone proclame les résultats du vote. Nous pleurons de joie, de bonheur, de fierté, d’émotion. Les députés se tournent vers nous, extrêmements émus eux aussi, et je ne peux m’empêcher de leur dire « merci ». Illico presto, un huissier me demande de passer au dernier rang. Ben oui, quoi, faut pas parler aux députés voyons. M’en fout, le vote est passé et je ne pouvais pas ne pas les remercier pour ce qu’ils ont enduré depuis des mois pour qu’un jour, proche maintenant, je puisse parader dans ma belle robe à froufrous au bras de ma femme. Du dernier rang, entre deux sanglots, j’entends, plus que je ne vois, Christiane Taubira lâcher encore quelques mots forts et puissants, un message à ceux qui ont été blessé, un message aux plus jeunes pour leur assurer leur « normalité » malgré une minorité virulente ces derniers temps.

17h15 : après avoir applaudi et salué Corinne Narassiguin, nous voilà dans le grand escalier, en train de descendre pour regagner l’extérieur quand une blonde décolorée se fait huer. Insulter. Hurler dessus. Bon, il faut dire aussi que ça fait des mois que l’on dit aux militants LGBT de ne pas être violents, alors forcément, le jour où ELLE passe sous leur nez, ils ont un peu de mal à ne pas la traiter d’homophobe. Sa réaction est surprenante, elle semble désemparée et inquiète de réaliser qu’autant de gens la détestent. Et oui Virginie, c’est ça qui est dur dans la vraie vie : affronter les yeux dans les yeux des gens que l’on a fait souffrir depuis si longtemps !

17h40 : Nous retrouvons une députée PS avec qui nous allons boire un verre dans un café proche. Déjà, les CRS barricadent énormément le quartier, nous obligeant à faire quelques détours. Après une fausse alerte à la bombe dûe à une paranoïa ambiante, nous profitons d’un verre convivial avec la députée et son attachée.

18h30 : Nous décidons de nous rendre en métro au lieu de rendez-vous, place Baudoyer devant la Mairie du IVème arrondissement. Dans le métro, à Concorde, un groupe de pro-mariage scande des slogans que nous reprenons en choeur, certains un peu inquiets de se faire repérer par des opposants qui auraient pu être violents, comme ils l’ont prouvé ces dernières semaines. Finalement la liesse prend le dessus et c’est en criant notre joie de voir l’égalité avancer que nous arrivons sur une place surchargée ! Après un déplacement en mode « à la queue leu-leu » un peu compliqué, nous finissons par nous approcher du podium où les discours se succèdent. C’est une foule heureuse et fière qui se masse ici. Des homos, des trans, des hétéros, des rien-du-tout et des tout-ça-en-même-temps se mélangent et partagent leur joie et leur émotion.

19h15 : Elle pose un genou au sol, me regarde avec un grand sourire et un oeil brillant et me demande : « Veux-tu m’épouser en 2014 ? ». Les amis applaudissent, et je lui réponds « oui », ce « oui » que j’ai tant rêvé de lui dire et qui devient aujourd’hui enfin une réalité… Un si joli jour pour une si jolie demande ! Je réalise que demain, nous fêterons notre troisième année de PACS, triste démarche administrative, dont la date s’efface mois après mois pour ne laisser dans nos mémoires que celle de notre grande fête de juillet 2010.

22h00 : Quelques bières plus tard,  nous partons dîner dans un restaurant japonais qui nous offre le champagne et nous profitons de ces instants de bonheur, entre amis, conscients de l’immense chance que nous avons de nous trouver à cet endroit à ce moment précis de l’histoire. Nous avons gagné, nous avons fait avancer l’égalité d’un pas aujourd’hui. La Marseillaise dans la rue, les caméras, encore et toujours, les interviews, les textos des parents, des amis, des collègues : ce soir, nous sommes à la fête et tout notre entourage le sait et pense à nous. Ce soir, notre coeur est un peu plus gros que d’habitude, notre ivresse un peu plus joyeuse et nos rencontres un peu plus jolies.

01h00 : Arrivée dans un bar où se tenait une soirée, nous voici à une douzaine à partager une autre bouteille de champagne offerte par un ami. La vie est belle, la fatigue se fait sentir mais l’instant présent est imprégné d’une richesse et d’une émotion que nous garderons tous présentes au fond de nous pour les coups durs que la vie ne manquera pas de nous offrir dans notre chemin vers l’égalité.

03h00 : Epuisée mais heureuse, je jette un oeil aux journaux des chaînes d’information en continu et constate que toutes parlent de cette victoire de la Démocratie sur la haine, de l’amour sur le terrorisme. Dans un demi sommeil, dans ma tête résonne encore « Egalité ! Egalité ! On va s’marier ! Et adopter ! »…

Mardi 24 avril 2013

7h00 : « Aïe, ma tête… C’est pas grave, on va se marier !!!!! » et la fierté d’être enfin une citoyenne comme les autres me donne la force de me lever et de partir heureuse au travail, sur mon petit nuage. Finalement hier, c’est un peu comme si j’avais rencontré l’amour une nouvelle fois…