Décoration gay/gaie

Voici le site d’une décoratrice qui s’est spécialisée dans les mariages gays et lesbiens. Elle propose pas mal de prestations différentes, j’ai noté la décoration de la salle à partir de 400 euros.

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image : monmariagegay06.wix.com

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Le Food Truck « pour tous » de Pauline & Valentine

Voici un joli concept : Pauline et Valentine vous accueillent pour vous servir leurs burgers bios et locaux à Lille ! Mais elles ne se contentent pas de vous nourrir tous les jours, non, Pauline et Valentine interviennent également pour vos événements privés (dont les mariages oui oui oui 🙂 ) !

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Alors ami.e.s de la région lilloise ne tardez plus et foncez sur leur page facebook où un petit message vous attend :

** FOOD TRUCK POUR TOUS **

Vous êtes nombreux à trépigner d’impatience quand vient le lundi soir et à partager avec nous ce petit rituel du début de semaine, j’ai nommé : la publication du planning !

Vous remarquez que les services privés (ou « privatisations » dans le jargon des Food Truckeurs !) c’est une seconde nature chez Pauline et Valentine : anniversaires, baptêmes, communions, pacs, mariages et lendemains de mariage (rebonds, brunchs, appelez les comme vous voulez ! 😉) Oui, oui, on fait tout ça aussi !

Vous appréciez nos Burgers de filles et nos frites maison (since 2013), et nous on adore quand vous nous conviez à vos moments spéciaux : on partage, on rit, on s’amuse, on écoute, on essaye de répondre à toutes vos questions entre 2 steaks, on échange… c’est le service avec un truc en plus émoticône wink

Par dessus tout, moi j’adore quand je vous vois agglutinés, tous égaux, devant le comptoir, que vous nous posez THE question ! « Alors, qui est Pauline et qui est Valentine??! », quand vous vous émerveillez lorsque je dépose un Burger tout chaud sur le comptoir « OOhhh » et accompagné d’un « elles ont l’air bonnes vos frites! » « C’est quoi comme sorte de pomme de terre?? »

Toute privatisation commence par une demande de devis, un appel, un message, un mail, une rencontre et autant vous dire que je reçois beaucoup de demandes pour des mariages et des rebonds… Et certaines d’entre elles ont une saveur un peu particulière, elles sont écrites à 4 mains et signées de vos 2 prénoms. Sans contrefaçon, le message est passé 🙂 et comme dirait Mylène que j’ai dans le sang depuis que j’ai 3 ans : « Je préfère un mariage gay à un mariage triste »

à tout bientôt, love

Il vaut mieux une famille gay… qu’une famille triste :)

J’ai écrit ce texte en 2009, quelques mois avant de commencer ce grand et long parcours de PMA. Je le partage aujourd’hui pour que ceux et celles qui ne connaissent pas ces difficultés puissent toucher du bout des doigts ce que l’absence d’enfant peut faire souffrir parfois. En le publiant, je pense évidemment à mes amies pour qui ces mots sont toujours d’une actualité insupportable et je leur envoie toutes mes pensées et beaucoup de courage. Si je devais le réécrire, je modifierais la dernière partie car il ne s’agit pas que de vouloir pour avoir un enfant. Il faut aussi que Dame Nature se préoccupe un peu de votre sort à un moment… #grossetruie

Paris le 24/11/09

Une envie sourde, un besoin vital. Comme l’impression de ne pas pouvoir réussir à respirer, d’avoir la cage thoracique écrasée par un poids insoutenable.
Pourquoi ce besoin ? Plus qu’une envie, pourquoi la nécessité d’avoir un enfant vient-elle me prendre de manière aussi ténue ? De nombreuses femmes souhaitent avoir un enfant, de nombreuses femmes « tombent enceintes », comme par surprise. Moi je le veux plus que tout au monde, et malgré cela, les lois de la biologie m’empêchent d’accomplir ce désir qui est plus une nécessité. Comme les choses sont étranges ! Pourquoi une jeune fille de quinze ans peut-elle subitement attendre un enfant dont elle ne veut pas tandis que moi, qui ne désire rien d’autre, je ne parviens pas à trouver la minuscule graine dont j’ai besoin ?
Il ne me faudrait pourtant pas grand chose. Un truc microscopique, très répandu finalement, mais que je ne peux générer par moi-même. Il y en a partout, les hommes ne se rendent pas compte de la richesse que ces graines peuvent représenter. Et sans elle, tout le reste perd tout son sens, tout son intérêt.
Pourquoi construire un couple si ce n’est pas pour pouvoir transmettre, donner tout ce que l’on a à donner ? Transmettre une culture, des valeurs, des envies, des rêves ; donner de l’amour, de l’envie, de la chaleur, du réconfort…
Je ne veux pas me prolonger, ou quelque chose comme ça, je ne veux pas reproduire l’espèce ni avoir quelqu’un qui s’occupe de moi quand je serai vieille, je veux juste pouvoir faire la seule chose que j’ai toujours su faire : aimer. Aimer un enfant, lui donner par amour tout ce que l’on peut donner de soi à quelqu’un. Aimer ma femme c’est déjà énorme. Mais aimer un enfant avec elle, ce serait tellement immense. Pouvoir vivre ensemble ce que l’on souhaite le plus, c’est à dire élever un enfant, à deux, lui montrer nos chemins, des possibilités, le laisser choisir le sien, être surprises, parfois déçues par ses choix… Le soutenir dans ses combat, l’aider dans ses erreur, lui apporter le réconfort et la tendresse dont il a besoin, le couvrir sans l’étouffer, le protéger, puis lui apprendre à voler, à quitter le nid…
Ce serait comme mettre du bonheur au monde, ajouter un peu de bonté à cette terre, de la douceur. Et vivre avec ce sentiment que l’on a quelqu’un avec qui l’on a partagé l’essentiel, le partager jusqu’à la fin, jusqu’au dernier jour. Partager le bonheur d’avoir donné tout ce que l’on met tant de temps à construire à quelqu’un. Et puis réunir toutes les jolies qualités de ma femme et les quelques miennes dans un enfant que nous aimerions à deux…

Je ne pense qu’à cela, je ne vis que dans l’espoir d’un jour sentir une chaleur intense dans mon ventre, que cette chaleur annonce la venue de celui que nous aimerons à deux plus encore que ce que nous pensions pouvoir aimer jusqu’alors !

Mais attendre, encore et toujours, chercher la bonne personne, le bon moyen, la solution à nos angoisses… Espérer que nous seront de bons parents, que nous pourrons réussir à répondre à ses questions, que nous parviendrons tout simplement à ce que ce rêve devienne réalité. Aujourd’hui il me semble si difficile de me projeter dans cette idée !
[…]

Il est difficile de vivre avec tout cela au quotidien. Et ces naissances qui n’en finissent plus autour de nous ! Ces femmes qui attendent un enfant, qui semblent surprises d’être enceintes ! Pourtant, il faut bien faire certains gestes techniques pour en arriver là, c’est un peu simple de faire comme si c’était totalement improbable ! Moi qui continue de rêver nuit après nuit que je suis enceinte, qui me réveille en pleurant parce que, dans mon cauchemar, le médecin m’a dit à six mois qu’il s’agissait d’une grossesse nerveuse, comme les chiennes !

Un jour je porterai notre enfant, un jour nous y arriverons, je me dis qu’il suffit de le vouloir réellement, très fort, et de s’en donner les moyens. Mais aujourd’hui les moyens me semblent encore inatteignables. Il nous faut du temps, de la patience, et sans doute encore beaucoup de dialogue. Nous avons besoin de faire ce chemin à deux, pas moi seule, évidemment. C’est un projet que je veux construire avec Elle, certainement pas seule. J’ai donc besoin que nous soyons deux à partager ces préoccupations. Et pour cela également il nous faut encore du temps…

Mais un jour viendra où nous serons trois… ou quatre !

Aujourd’hui, Dame Nature a enfin, des années plus tard, décidé de nous octroyer le ventre rond. La douleur de l’attente et du parcours reste réelle malgré l’immense chance que nous avons finalement eue. Mais le bonheur n’efface pas la douleur… Il la dépasse mais la cicatrice reste.

Appel à témoignages 

Si vous avez trouvé le site utile, s’il vous a inspiré.e ou amusé.e, si vous voulez qu’il continue à vivre… Racontez nous !

Je cherche des récits de vos mariages, d’anecdotes, de coups durs, de discriminations ou de passe-droits pour avoir été un couple de même sexe, de tuyaux que vous pourriez partager, etc. 

Alors à vos claviers et n’hésitez pas à faire tourner 🙂

Merci pour vous !

Deux ans :)

Hey le blog a deux ans !!

Je n’aurais jamais imaginé le faire vivre si longtemps, mais force est de constater que vous êtes plus de 1000 visiteurs par mois à continuer à passer par ici, même quand je vous abandonne un peu côté articles !

Alors je devais vous dire MERCI. Merci de continuer de passer, merci à ceux et celles qui m’envoient des articles, des idées, des photos. Je ne vous cache pas que le fait de m’être moi-même mariée l’été dernier m’a un peu « ralentie » dans ma rédaction d’articles, mais n’hésitez surtout pas à continuer à me donner vos idées, voire même à en écrire vous même si ça vous plaît !

Vive les marié.e.s, vive l’égalité, plein de bonheur à vous tou.te.s… et n’oubliez pas : « Il vaut mieux un mariage gay qu’un mariage triste » 🙂 !!

Marie

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Côté divorce, ça se passe comment ?

Loin de moi l’idée de vous déprimer dès le lundi matin, mais je me suis aperçu, en discutant, que les modalités d’accès au divorce sont méconnues des nouveaux accédant.e.s au mariage que nous sommes 🙂
Par ailleurs, j’ai en mémoire plusieurs couples de parents m’expliquant leur opposition farouche au concept même de mariage et qui avaient décidé de se marier, d’adopter, puis de divorcer aussi vite que possible.
Un point très rapide sur le sujet, du coup :
Quand ? Dès que les deux parties le souhaitent (divorce par consentement mutuel). En effet, la loi de réforme du divorce du 26 mai 2004, en vigueur depuis le 1er janvier 2005, a abrogé le troisième délai de l’article 230 du Code civil, et par là même, l’obligation de respecter la durée minimale de mariage de 6 mois, avant de demander le divorce.
Faut-il absolument un avocat ? Oui : il en faut un pour chacun.e même si divorce « à l’amiable » chez le notaire
Procédure ? Elle n’est pas compliquée et a été simplifiée depuis 2005, mais je vous invite à jeter un oeil ici, ce sera plus efficace que de recopier le site 🙂
Le divorce se fête t il ?
Allez, je ne peux m’empêcher de vous copier ici l’article de ladepeche.fr qui m’a faite sourire (et qui pense à TOUT LE MONDE) 🙂 :

La «Divorce Party» : nouveau phénomène à la mode

Publié le 27/06/2013 à 10:42, Mis à jour le 27/06/2013 à 10:44

Insolite

Robe de mariée Mirella - ©http://www.secretbymirella.com
Robe de mariée Mirella ©http://www.secretbymirella.com

 

 

Depuis une dizaine d’années, le nombre de mariages est en constante baisse. Devancé par le PACS, ce dernier attire moins les couples. Jugé trop contraignant par de nombreuses personnes, il est aussi victime de ses échecs. En effet, près d’un mariage sur deux finit en divorce à l’heure actuelle. Ainsi, un nouveau phénomène est en train de voir le jour : la « Divorce Party ».  Par « Divorce Party », on peut entendre fêter son divorce. Le concept serait une sorte d’enterrement de vie maritale, sur le même principe que le traditionnel enterrement de vie de jeune fille ou de garçon avant de se dire oui. Véritable phénomène aux Etats-Unis, le concept fait progressivement son entrée dans les mœurs européennes.

Fêter son divorce entre amis voire avec…son désormais ex-conjoint

Des entreprises se sont même spécialisées dans l’organisation de ces événements d’un nouveau genre comme Poppin’s Avenue, une agence lyonnaise : « Cela consiste à organiser une fête où l’on invite ses amis à célébrer la fin de son mariage, sur le même principe qu’un enterrement de vie de jeune fille ou de garçon. Nous ne prônons pas le divorce, mais tout peut être matière à faire la fête » explique Marion Daul, l’une des créatrices.

Et cette dernière de se féliciter de proposer « aux néo-divorcés de fêter leur rupture entre amis, ou même avec leur ancien conjoint ! ».

Déchirer sa robe ou son costume de marié(e)

Si les plus sages optent pour une simple soirée entre amis histoire de se remonter le moral, d’autres au contraire, plus rancuniers, prennent un malin plaisir à déchirer leur robe ou leur costume de marié(e) afin de faire, pour de bon, le deuil de leur ancienne relation.

Une formule « Divorce pour tous »

Pour Poppin’s Avenue, qui propose désormais une formule « Divorce pour tous » histoire de rester dans l’air du temps, la « Divorce Party » est « une façon de prendre la séparation positivement et de repartir du bon pied et, pourquoi pas, de faire de nouvelles rencontres ».

C’était il y a un an…

Il y a un an tout juste, je vous racontais l’une des plus folles journées de ma vie ici.

Un an plus tard, où en sommes-nous ?

Passée l’énorme gueule de bois (au sens propre et au sens figuré…) de cette journée historique, il a bien fallu se rendre compte des réalités : contrairement à ce que racontent en boucle les médias depuis quelques jours, la loi n’a pas révolutionné la vie de tous ces homosexuels…

Certes, les gays, lesbiennes, bi et trans qui le souhaitent peuvent se marier. Mais pas si l’un d’entre eux est étranger :

« Si les futurs époux sont de même sexe, ni l’un ni autre ne doivent être citoyens d’un des pays suivants : Algérie, Bosnie-Herzégovine, Cambodge, Kosovo, Laos, Maroc, Monténégro, Pologne, Serbie, Slovénie, Tunisie »(1)

Certes, les gays, lesbiennes, bi et trans qui le souhaitent, peuvent adopter un enfant à l’étranger. Mais seulement dans quelques pays du monde :

« Les personnes homosexuelles peuvent adopter en célibataire et, depuis la promulgation de loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples de même sexe (18 mai 2013), en tant que couple marié.

Cette loi permet désormais à un couple d’homosexuel-le-s d’adopter, à la condition que ceux-ci(celles-ci) soient marié(e)s, la loi n’autorisant pas l’adoption par plusieurs personnes « si ce n’est par deux époux » ( article 346 du Code civil). 
Pour les couples homosexuel(le)s, les conditions sont les mêmes que celles en vigueur pour tout couple marié : demande d’agrément commune, évaluation sociale et psychologique du couple, agrément délivré au nom des deux membres du couple, etc.

En revanche, il convient d’informer les personnes homosexuelles que certains OAA (organismes autorisés pour l’adoption) et la plupart des pays étrangers préfèrent des familles « traditionnelles » de peur que les enfants qu’ils confient, qui souffrent déjà de leur passé et qui ont des problèmes d’identité, ne parviennent pas à gérer sereinement cette particularité supplémentaire. Certains pays prohibent officiellement ou dans les faits l’adoption par des personnes homosexuelles. »(2)

Certes, les lesbiennes, gays, bi et trans qui le souhaitent, peuvent adopter leurs propres enfants. Mais pas si les parents sont séparés. En général, c’est ici que les gens ont plus de mal à suivre :

  1. Le seul moyen de filiation entre un parent et son enfant non biologique est l’adoption.
  2. Pour pouvoir adopter, il faut être marié.
  3. Un mariage blanc, aussi appelé mariage de complaisance, est un mariage contracté dans d’autres buts que la vie commune.(3) Un mariage entre deux personnes séparées en vue d’adopter leurs propres enfants, est donc un mariage blanc (illégal, quoi).

Certes, les lesbiennes qui le souhaitent, peuvent aller faire leurs enfants en Belgique ou en Espagne (mais ça elles le pouvaient avant la loi aussi, hein). Mais elles ne peuvent pas reconnaître ces enfants. En effet, la reconnaissance en Mairie (qui s’applique aux couples hétérosexuels non mariés) ne s’applique pas aux couples de femmes. L’idée est de garder le mythe de la « réalité biologique » (un homme sans spermatozoïdes + une femme ça peut faire des enfants, c’est bien connu !).

Certes, les lesbiennes qui le souhaitent, peuvent aller faire leurs enfants en Belgique ou en Espagne. Mais elles en peuvent pas bénéficier de la présomption de paternité (qui s’applique aux couples hétérosexuels mariés) :

La présomption de paternité est une présomption légale1 consistant en l’attribution à l’époux de la paternité des enfants mis au monde par sa conjointe en se dispensant d’examiner la question de la réalité biologique de cette filiation ; celle-ci restant présumée et contestable par une expertise biologique, hormis dans le cas d’une procréation médicalement assistée hétérologue (avec tiers donneur)2. Elle a été exprimée par le principe de droit romain Mater semper certa est ; pater is est quem nuptiæ demonstrant : « (L’identité de) la mère est toujours certaine ; le père est celui que le mariage désigne ». (4)

Bref, un an après le passage de la loi, je suis contente que cette loi soit passée, que certaines choses aient un peu bougé, mais je suis effondrée quand je regarde les disparités de traitement qu’il existe désormais entre les personnes LGBT et entre leurs enfants.

Le législateur doit impérativement se saisir de ces questions car d’ici là, tous les enfants ne sont pas protégés, les hétéros continuent de mentir à leurs enfants (sur l’utilisation d’une PMA pour leur venue au monde), les lesbiennes continuent de dépenser 1/3 de leurs revenus à l’étranger et de risquer leur santé en bravant les interdictions légales pour faire des enfants sur le territoire français.

En conclusion, non, Messieurs et Mesdames les journalistes, cette loi n’est pas suffisante, elle n’a pas changé toutes les vies et nous sommes encore en droits de demander l’Egalité, la vraie.

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(1) : source : http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F930.xhtml
(2) : source : 
http://www.adoptionefa.org/index.php/questions-generales/qui-peut-adopter#p6
(3) : source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Mariage_blanc
(
4) : source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Présomption_de_paternité