La mariée était en pantalon…

Il semblerait que j’ai raté cet article de l’Express qui propose 3 couturiers pour se marier en blanc ! Attention, les prix ne sont pas ceux de Et@m hein 😉

http://www.lexpress.fr/styles/mariage/trois-adresses-pour-se-marier-en-tailleur-pantalon_1561645.html

Sinon, vous avez le site lmgerard.com (à Marseille) qui vous propose des choses sans doute plus aborables (prix non affichés) :

http://www.lmgerard.com/details-pantalons+femme+habilles+du+34+au+54-239.html

Enfin, un article d’un chouette blog qui donne plein d’idée d’ensembles pantalons :

http://sweetfelicite.blogspot.fr/2014/02/la-mariee-portait-un-pantalon-les.html

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Cérémonie laïque : concrètement, on fait comment ?

Je viens de découvrir le site les laiciennes que je trouve drôlement bien fichu, qui met en avant plein de conseils et qui dispose d’un forum !

ceremonie-laique-2-laurent-zabulon

Je retranscris ici leur page « questions fréquentes » pour vous donner un aperçu :

« Je vous entends d’ici cependant : c’est bien joli tout ça, mais comment on fait ????

Voici quelques questions parmi les plus fréquentes que j’ai pu rencontrer et quelques réponses :

– Qui officie ? Qui vous voulez, un ami, un parent, un capitaine de navire, le Maire (si celui-ci est d’accord pour que la cérémonie d’engagement vienne se greffer à la cérémonie civile), vous si vous préférez être ceux qui accueillent et officient. Et si on trouve personne ? si on ne veut pas faire appel à un proche ? Libre à vous de faire appel à un officiant extêrieur à votre cercle familial ou amical, un officiant professionnel.

– Quel est le rôle de l’officiant ? Celui que vous voudrez lui donner. Il vous marie ou il fait le lien entre les personnes qui vont se succéder pour vous adresser un texte. Il présente la cérémonie, l’accompagne…Il peut aussi vous accompagner tout au long de la création de votre cérémonie, vous aider dans votre réflexion sur l’engagement que vous allez prendre…

-Où puis-je faire ma cérémonie ? Où vous voulez….où vous pouvez. A la mairie si le Maire est d’accord, dans la salle du vin d’honneur, dans le parc du château de votre réception, dans le jardin de vos parents, au sommet d’une montagne, dans votre salon…. Le plus souvent, on va choisir un lieu qui a une signification pour les mariés.

– Comment on fait ? qu’est-ce qu’on dit ? C’est votre cérémonie, à vous de la construire, de dire les mots que vous avez envie de dire à vos proches, à votre conjoint. Inspirez vous de textes et poèmes ou créez-les de toutes pièces. Vous pouvez vous inspirer des exemples de ce site, et chercher aussi dans le livre de Florence Servan-Schreiber. Soyez inventif et uniques

– Que vont penser les autres ? Ah ! la crainte du qu’en dira-t-on ! la plupart du temps, les gens réagissent bien à ce qui est nouveau. De plus, ce genre de cérémonie est très personnalisée, donc à votre image. Votre famille est déçue parce que vous ne respectez pas la tradition du mariage religieux ? expliquez clairement votre position, ce que représentent pour vous le mariage et cette cérémonie. Vous serez surpris de constater les réactions de votre entourage, avant, pendant et surtout après. Le mariage religieux est un acte de foi. Si cela ne vous correspond pas, à quoi bon jouer la comédie et les hypocrites ? Faire plaisir à la famille, c’est bien ; se faire plaisir, c’est mieux. Ce jour-là, c’est VOTRE journée, elle dit vous ressembler et pas être une épreuve. N’hésitez plus et affirmez vous !
Enfin, moins on en dit, mieux on se porte. On n’évitera pas les réflexions, les arguments négatifs et bien souvent, on se sentira décourager….ne baissez pas les bras ! ne dites que l’essentiel, concentrez vous sur votre cérémonie et vous verrez, le jour J, tout le monde sera ému, touché, surpris et gardera à vie un souvenir inaltérable de ce moment si spécial, tellement à votre image !

– Comment l’annoncer à mes proches ? Depuis 2004 j’ai souvent eu cette question. La réponse est très simple : moins on en dit, mieux on se porte. Je ne suis pas en train de vous dire de faire cela en cachette, non. Mais mon expérience m’a démontré s’il en était besoin, que ce que qui est nouveau fait peur. Alors, afin d’éviter des remarques désobligeantes, parfois blessantes, des critiques, ou même des crises de nerfs, il vaut mieux parfois ne pas trop en dire. Le jour J, tous vos invités seront sous le charme, je vous le garanti ! Ceci dit, c’est en fonction de votre entourage familial bien sur. Certains réagissent mieux que d’autres. A vous de tester la température et de voir ce que vous pouvez ou pas dire. Dire simplement que vous faites une cérémonie civile améliorée peut parfois être une bonne solution. Certains préfèrent le terme de cérémonie d’engagement. Dans tous les cas, ne vous inquiétez pas, je vous le répète, le jour J, émotion, plaisir et agréable surprise seront au rendez-vous.

-Puis-je choisir des textes religieux ? Pourquoi pas ? certains textes ont magnifiques ! Le Cantique des Cantique est un merveilleux poème d’amour. Faire ce genre de cérémonie ne veut pas signifier pour autant être contre la religion. Si vous avez envie de prier, qui vous en empêche ? Vous pouvez très bien être croyant mais ne pas vous reconnaître dans les rites du mariage religieux. Je le répète, c’est VOTRE cérémonie, votre mariage… »

Questionnaire de préparation au mariage laïc et LGBT-friendly

En piochant dans des témoignages de préparation religieuse, je me suis rendue compte que nombre de couples appréciait ce temps de pause, de bilan, à deux et seul.e.

Du coup, je me suis dit que, pour ceux et celles qui le souhaiteraient, je pourrais mettre à disposition un tel questionnaire (version laïque), que vous devriez payer un bras en passant par un prestataire de Cérémonies Laïques (même s’il y en a que j’aime toujours beaucoup !).

D’ailleurs, commençons par un article de Kosmic Day pour comprendre le pourquoi du comment de la préparation :

http://kosmicday.com/points-de-vue/ceremonie-laique-les-benefices-dune-vraie-preparation

« Oui, lorsque l’on pense cérémonie (« laïque ») d’engagement, on pense souvent cérémonie en extérieur et jolie décoration ! Ce que l’on imagine moins, c’est que les futurs mariés ont aussi envie d’en profiter pour réfléchir au sens de leur engagement… Après tout, qui a dit que les espaces de préparation au mariage étaient réservés au cadre religieux ?

Pour tous les couples qui vont se dire « oui », on ne peut que recommander ce moment unique qu’est la préparation. Pourquoi ? »

preparation-mariage1

Voici donc ma proposition de questionnaire, largement inspiré d’un questionnaire religieux, vous le constaterez, mais qui ne manque pas d’intérêt, je trouve.

Attention, il convient, selon moi, d’y répondre seul puis à deux, car l’intérêt n’est pas de vous conduire à faire une analyse intime, mais bien à mieux comprendre le sens de cet engagement, pour vous et pour votre promis.e !

Toutes les questions ne sont évidemment pas indispensables, choisissez celles qui vous interpellent, partagez celles qui vous semblent partageables, et si votre « fiancé.e » connaît déjà toutes les réponses, ne perdez pas de temps avec ce questionnaire 😉

I. DU CÉLIBAT AU MARIAGE

Bien que, de nos jours, et c’est encore plus vrai dans les couples de mêmes sexes se mariant depuis le passage de la loi, nous vivions sous le même toit avant de se marier, le sentiment de perdre une part de liberté associé au mariage est réel. L’union d’un couple demande que chacun puisse quitter sa « vie de célibataire » pour mieux se choisir. Elle nécessite aussi que chacun se détache de son propre modèle familial.

  • Dans ma « vie de Célibataire », y a-t-il certains domaines dont il me semble important de me séparer ?
  • Mes parents et ma famille ont-ils eu une influence sur moi ?
  • Quels sont les aspects les plus positifs et les plus négatifs que je retiens de ma jeunesse au côtés de ma famille aujourd’hui ?
  • Qu’est-ce qui me paraît le plus essentiel à garder ? à développer ?
  • Quels rôles mes parents jouaient-ils respectivement dans leur ménage ( #djendeur , quand tu nous tiens 😉 ) ?
  • Y a-t-il des modèles de couples que j’aimerais imiter (parents, parents de mon(ma) fiancé(e), autres) ? que j’aimerais ne surtout pas imiter ? en quoi ?
  • Suis-je à l’aise dans la famille de mon(ma) fiancé(e) ? Ai-je le sentiment qu’il me faut épouser une famille entière ?
  • Est-ce que j’envisage de demander à mon(ma) fiancé(e) de couper tous les liens avec sa famille ?
  • Qu’est-ce qui me fait souffrir dans la famille de mon(ma) fiancé(e) ?
  • Qu’est-ce que j’aime dans la famille de mon(ma) fiancé(e) ?

II. SE CONNAITRE SOI MÊME

Aimer l’autre demande de s’aimer soi-même, et pour s’aimer, il est bon de savoir progressivement qui l’on est ? quel est le sens de sa vie ? de ses attentes ?

  • Y a-t-il des aspirations profondes qui sommeillent en moi et que je n’ai pu encore développer ?
  • Quelle est ma propre définition du bonheur ?
  • Qu’est-ce qui me fait vivre aujourd’hui ?
  • Qu’est-ce que j’aime en moi ? Qu’est-ce que je n’aime pas en moi ?
  • Quels sont les domaines où j’ai le moins confiance en moi ?
  • Ai-je parfois l’impression de subir ma vie ? Quand ?
  • Quel effet le mariage aura-t-il sur mes problèmes non résolus ?
  • Quels sont les points qui m’empêchent d’être authentique, d’être vrai ?

III. ETRE A L’ECOUTE DE L’AUTRE.

Aimer, c’est écouter, c’est recevoir l’autre tel qu’il est et non pas tel que j’aimerais qu’il soit.

  1. Communication.
  • Est-ce que je sais écouter ? Comment se manifeste cette écoute dans mon attitude ?
  • Et mon(ma) fiancé(e) ?
  • Est-ce que l’un de nous parle trop ou, au contraire, reste trop silencieux ? o Suis-je capable d’exprimer à mon(ma) fiancé(e) mes sentiments ? (peur, tendresse, colère ). Et mon(ma) fiancé(e) ?
  • Y a-t-il des questions que j’ai peur de poser à mon(a) fiancé(e) ?
  • Quand je rencontre un obstacle dans la communication avec mon(ma) fiancé(e), quelle est ma réaction ?
  • Quels sont les sujets que je n’aborde pas volontairement avec mon (ma) fiancé(e) ? Pourquoi ?
  • Qu’elle a été la dernière démarche de mon (ma) fiancé(e) qui m’a aidé(e) à me confier à lui (elle) ?

2. Le regard sur l’autre.

  • Le caractère de mon(a) fiancé(e) m’incommode-t-il ? (Si vous répondez « oui », ne vous mariez pas :-p )
  • Qu’est-ce que j’apprécie le plus en lui(elle) ?
  • Que m’apporte-t’il de plus grand ? (équilibre, vision de la vie, relation aux autres ) ?
  • Que m’est-il difficile d’accepter chez lui(elle) ? (caractère, attitudes, éducation…)

3. L’échange.

  • Ai-je un regard positif sur mon (ma) fiancé(e) dans toutes les situations ?
  • Lorsque je l’écoute est-ce que je cherche vraiment à comprendre ce qu’il (elle) a voulu dire ?
  • Suis-je capable de me remettre en question ?
  • Qu’est-ce qui me semble important d’éveiller en lui (elle) ?
  • Comment puis-je développer ses talents ?
  • L’avenir que j’envisage pour mon (ma) fiancé(e) est-il celui qu’il (elle) souhaite ou celui dont je rêve ?
  • Ai-je suffisamment confiance en mon (ma) fiancé(e) pour oser lui dire mes fragilités ?

IV. LIBERTE

L’amour s’exprime dans la liberté et le don de soi. Cette liberté se réalise dans un choix de vie pour mieux se donner à l’autre.

  • Suis-je prêt à accepter que mon (ma) fiancé(e) puisse évoluer, changer ?
  • Comment je me représente la fidélité ?
  • Est-ce que j’accepte d’être différent (et non mieux ou moins bien) qu’un autre ?
  • Est-ce que je me donne la permission d’avoir une vie intérieure personnelle, ou est-ce que je communique tout à l’autre ? Pourquoi ?
  • Suis-je prêt à vraiment respecter le jardin secret de mon (ma) fiancé(e) ?
  • Est-ce que j’essaye de promouvoir la liberté de mon (ma) fiancé(e) ? de découvrir et d’épanouir ses talents ?
  • Dans notre couple, comment l’amour s’exprime-t-il le plus ? (sentiments, intentions, paroles, gestes )
  • Que signifie pour nous de nous engager ?
  • Avons-nous déjà eu l’occasion de nous engager ?
  • Sur quoi va reposer la force et le soutien de notre union ?
  • Avons-nous vécu des conflits ? Avons-nous eu tendance à les fuir ? à nous affronter ? à nous expliquer ?
  • Avons-nous eu l’occasion de nous dire réciproquement nos blessures dues à la réaction de l’autre ?

V. VIE PROFESSIONNELLE ET VIE DOMESTIQUE

1. Vie professionnelle

  • Que représente le travail dans ma vie ?
  • Ai-je envie de travailler ? Pourquoi ? (nourrir ma famille, épanouissement personnel…)
  • Mon (ma) fiancé(e) me parle-t-il (elle) de son travail ?
  • Me permet-il (elle) de m’y intéresser ?
  • Le travail de mon (ma) fiancé(e) l’occupe-t-il trop pour qu’il (elle) puisse passer du temps avec moi ?
  • Avons-nous les mêmes points de vue sur le travail de la femme ? Que pensons-nous du travail de la femme au foyer ? (LOOOOL celle là je vous la laisse, elle est trop drôle 🙂 )
  • Mon (ma) fiancé(e) change-t-il fréquemment d’emploi ? (spéciale dédicace à MA fiancée 😉 )

2. Budget et argent

  • Quel rapport ai-je avec l’argent ? Quelle valeur a-t-il pour moi ? Suis-je plutôt économe ou pas ?
  • Le mariage sera t il l’occasion d’ouvrir un compte commun ?

VI. CORPS ET FÉCONDITÉ (oui, alors là, on va faire un peu de tri, hein…)

Je vous passe le blabla sur l’objectif de fonder une famille dans le mariage religieux, qui ne s’applique évidemment pas aux couples LGBT à qui on veut, pour le coup, interdire de construire leur famille… mouais…

1. Le corps

  • Abordons-nous librement le sujet de la sexualité ? même après plusieurs années ?
  • La façon dont, actuellement, nous nous montrons notre affection mutuelle me satisfait-elle ?
  • Quelle est l’attitude de chacun de nous face à la fidélité du corps ?
  • Quelle place donnons-nous à la tendresse dans l’amour (paroles, gestes, attitudes )

2. Union libre et mariage

  • Quelle différence voyons-nous entre union libre, PACS, mariage ? Le mariage est-il un acte d’amour, de militantisme, de protection de la famille, du conjoint, etc. ?

3. Enfants

  • Avons-nous le désir d’avoir des enfants ?
  • Quels sont nos désirs et nos craintes ?
  • Dans quel type de parentalité est-ce-que nous nous projetons (adoption, PMA, GPA, coparentalité, etc.) ?
  • Qu’aimerais-je apporter à nos enfants ?

VII. LA RELIGION

  • Sommes-nous croyant.e.s ? Si oui, partageons nous la même religion ?
  • Comment positionnons notre religion par rapport à notre homosexualité ?
  • Avons-nous prévu un temps religieux dans notre mariage ?

Mariage de fiiiilles ! (2/2)

Deuxième partie… 😉

Nous avions préparé des badges pour tout le monde, afin que chacun puisse connaître les autres un tout petit peu. Chaque badge comportait le prénom et une ou plusieurs caractéristiques  un peu rigolotes.

Chacun s’est installé dans sa chambre, puis tout le monde est entré dans la première salle pour un petit goûter. Ambiance « bistrot » avec des petites tables carrées, et un grand buffet avec nappe oranges, ballons oranges et blancs et feuillages : petits gâteaux secs de Chambord, madeleines, galettes Saint-Michel, bonbons Haribo variés, compotes en gourdes, café, thé, tisanes, boissons fraîches…

Nos invités ont fini par se mélanger peu à peu… Mon beau-frère et ma belle-sœur (désormais officiels !) ont pendant ce temps-là installé de grands jeux en bois dans le hall de la deuxième salle. Grand succès que ces jeux, car même les gens pas très « joueurs » ont bien participé ! L’ambiance était vraiment bonne.

De l’autre côté, dans la salle où s’était tenu le goûter, nous avons laissé la place à deux jeunes animatrices déguisées en clown et en fée, qui sont venues animer la soirée pour les enfants. Une quinzaine de petits diablotins âgés de 3 à 8 ans étaient de la fête. Stupeur dans l’assemblée, les bouilles des enfants étaient franchement magnifiques ! Le clown et la fée ont commencé à maquiller les enfants, les uns en papillons, les autres en princesses, certains en pirate (dont mon guatounet). Ils ont proposé des jeux, un spectacle de marionnettes, des sculptures sur ballon… Tous les enfants présents étaient ravis, et les parents aussi, de souffler un peu !

Les grands, pendant ce temps-là, avaient attaqué le buffet (le bar à soupes a été un grand succès !), après un apéro au champagne (miam le magnum) bien apprécié. On a bien mangé, bien bu (surtout la table derrière nous qui a fait les fonds de bouteilles de tout le monde !), et le hostilités ont commencé… Premier jeu : mes amies d’enfance m’avaient préparé un cartable rempli de feuilles marquées de mots censés m’évoquer des souvenirs. Evidemment, j’ai tout trouvé, j’ai tout dans la tête, vous pensez bien !!! Deuxième jeu : le jeu du « c’est elle, c’est moi » : dos à dos, nous devions répondre à des questions sur notre couple en brandissant une pancarte. Sophie et l’Homme avaient passé bien du temps à confectionner ces jolies pancartes, c’était sans compter Théophile, qui s’est précipité dessus pour tout détruire aussitôt !!! Adieu joli papier d’aluminium argenté ! Bon, au final, nous sommes d’accord sur tout, sauf sur qui fait le ménage : chacune croit que l’autre en fait plus (en fait, c’est là qu’on comprend que le ménage, personne ne le fait…). Enfin, nous avons été appelées par nos témoins pour aller chanter la chanson commandée lors de l’enterrement de vies de jeunes filles. Nous avons réussi, avec une pirouette, à honorer notre engagement, n’est-ce pas les filles ?

Puis la piste de danse s’est animée, le madison a été dansé, mon guatounet a essayé d’attraper les belles lumières par terre, on a dansé et chanté… On a fait le plein d’amour et d’amitié… Théophile s’est retrouvé à danser à genoux sur la piste, complètement out, d’autres enfants étaient couchés, Aymeric dormait carrément sur un matelas par terre… on a couché notre guatounet, on a dansé encore un peu, on a ri encore beaucoup, puis…

Nous avons dit bonne nuit et sommes allées nous coucher, juste au-dessus de la salle (puisque nous avions loué pour l’occasion l’ensemble des chambres et des gîtes…). Quand nous sommes entrées dans notre chambre, nous avons vu notre fils qui dormait, avec encore quelques paillettes sur le visage, le plus beau visage de tous les temps…

Nous nous sommes couchées et avons commencé le débrief (oui parce qu’on débrief tous les soirs, et là, on en avait à se raconter ! Entre filles, ça peut prendre des heures !!!). Tout à coup, nous avons entendu des bruits d’éléphants dans l’escalier, et le rire caractéristique d’Aline… Nous avons vite compris que ces saletés d’amis d’enfance (et Mika qui s’était greffé à eux machiavéliquement) venaient nous trouver dans notre chambre pour commettre un forfait millénaire : le fameux pot de chambre !!!

Vite, nous nous sommes levées et précipitées dans les toilettes ! Quand les amis sont entrés, évidemment, ils ont d’abord été surpris de ne pas nous trouver dans nos lits… Et leur boulot de Sherlocks Holmes a commencé : « Eh, j’ai touché les draps, ils sont encore chauds !!! Elles étaient là il n’y a pas longtemps !!! », « De toute façon, elles ne peuvent pas être parties en laissant Théophile tout seul ici ! », « Elles sont peut-être planquées sous les lits, éclaiiiiire !!!! » Bref, ils ont fini par nous trouver quand même, hilares (je n’en pouvais plus de me tenir les côtes), et ont voulu nous faire manger de la mousse au chocolat arrosé de clairette de Die (« le champagne, on l’a gardé pour nous ! » dixit Laure). Je peux vous affirmer que c’est dégueu. Et mon épouse s’est complètement désolidarisée de moi en refusant de goûter sous le fallacieux prétexte qu’elle s’était déjà lavé les dents (parce que moi, non ?!) ! Mes amis sont des ordures, maintenant, c’est acté.

Le lendemain matin, vers 8h30, tout le monde était bien rincé, mais point de repos, mes frères ! Nous avions prévu deux séances de poney, une de 9h à 10h pour les « grands » de 6 à 8 ans, et une de 10h à 11h pour les « petits » de 3 à 5 ans. Grand succès là aussi, nos 6 petits et 6 grands se sont éclatés avec leurs poneys, malgré la pluie (mais sous les arbres de la forêt, ça mouille moins, si si !).

Nous avons pris un petit-déj à la carte, un repas avec les bons petits restes de la veille, et tout le monde s’est disséminé dans les trains, les voitures, les trottinettes (ah non, pas les trottinettes !).

Salle rangée à 16h, le mariage était terminé, la fête aussi, mais on a des souvenirs plein la tête et c’est tout ce qui compte.

Et comme dit Théophile depuis : « Ca y est, on est mariés ! »

Plus qu’à entamer la procédure d’adoption, et c’est plié. Une formalité, quoi… ;o)

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Félicitations aux mariées et à leur star de fils et un grand merci à Anne pour ce super récit !!!

Mariage de fiiiilles ! (1/2)

Merci à Anne pour ce joli témoignage… en deux parties 😉

Tout a commencé après le vote de la loi pour le mariage pour tous, quand j’ai voulu me marier le 2 novembre et qu’on m’a dit que c’était le jour des morts alors pas top. Bon, ça commençait bien. Du coup, on a choisi le 9 novembre, pour être bien sûres qu’il allait pleuvoir, et surtout pour avoir le lundi suivant, 11 novembre, férié.

Personnellement, j’aurais bien fait un mariage comme le pacs, juste nous deux (et deux témoins car c’est la loi aussi pour nous…), mais ma future épouse ne l’envisageait pas de cette façon. Elle voulait un vrai mariage, avec des invités, à manger, à boire, et plein d’émotion partout. Soit.

Alors on a fait une liste d’invités et on a réfléchi au concept : un mariage soft, élégant, classe, simple et de bon goût, comme nous quoi !!! (Et modeste, oui oui).

Nous avons choisi (et prévenu) nos deux témoins : ma sœur Elise et Tata ZK, parce que ça ne pouvait être qu’elles.

Nous avons mis à contribution : Camille et Marine pour les faire-parts, ma maman pour la déco, mon papa pour le champagne et le choix du traiteur, les parents de ma chérie pour le vin et les petites douceurs, Ti’Ma et ma petite sœur Léa pour les photos et les films, Lolo pour le matos son et lumière, le frère et la belle-sœur de ma chérie pour l’animation ludique et nos témoins pour les idées magiques. J’ajoute aussi que ma maman et ma témoin ont réussi à nous trouver des tenues de mariage en plein mois d’août à Montpellier sans même que moi j’essaie ma tenue. (Commentaires de ma sœur : « bah on a essayé la robe toutes les deux maman et moi, et comme ça n’allait à aucune, on a pensé que ça t’irait ! » Je le prends bien, vous pensez !)

Ce fut un peu du boulot, mais on était laaaaarges !

Nous avons donc décidé d’un concept hyper simple (et hyper cool et zen) : un week-end avec amis et familles à la ferme équestre, près de chez mon père. Youhou.

Et le 9 novembre est arrivé.

La veille, nous avions installé les salles (oui, les, car il y avait une salle pour les enfants et une pour les grands), les chambres (vous ne savez pas qu’on a joué à un sudoku géant pendant des mois pour attribuer les chambres à telles ou telles personnes… épique !).

Le jour J, nous étions très très larges, genre 3h avant je n’étais pas habillée, mais c’est pas grave… Ma maman est venu chez mon papa pour nous maquiller et nous coiffer, on était 10 à table le midi parce que mes futurs beaux-parents logeaient chez mon père, on a habillé Théophile dare-dare vers 13h (pantalon de velours noir, chemise blanche, débardeur gris, nœud pap’), et à 13h30 nous étions devant la Mairie, congelées, et nous accueillions nos premiers invités. Il ne pleuvait pas encore, c’était super.

Tout le monde est arrivé comme il se doit par ordre logique : d’abord Sophie, Camille, Marine, jamais en retard et toujours plutôt très en avance, jusqu’à Caroline et Biquet, pile 5 minutes avant l’heure, et Francine et Jess avec les marmots 20 secondes avant la cérémonie.

Et nous, heureuses de voir tout ce petit monde, nos amis de partout et d’ailleurs, et nos familles réunies pour la première fois, et mes grands-parents de 90 ans tout contents d’être là.

Nous nous sommes avancées vers le fond de la salle, et avons mis une chanson d’Amélie-les-Crayons, « Marie-Morgane », pour entamer la cérémonie. L’adjoint a été formidable d’humanité, de militantisme et de tolérance et nous a fait un joli discours pour nous préciser à quel point il était fier de nous marier. Il nous a offert un cadeau tout bien emballé, et au milieu de ce discours émouvant pour beaucoup, Théophile, qui était parti vers le fond de la salle, s’est précipité vers le paquet cadeau et s’est exclamé : « Oh, qu’est-ce qu’il y a dedans ??!! », un vrai petit clown qui a fait rire tout le monde !

Nous avons prononcé deux « oui ! » bien sonores et avons reçu un livret de famille, avec dessus nos deux noms, mais pas encore Théophile inscrit, bien entendu…

Nous avons été chaudement félicitées par tout le monde, le papa de mon épouse a craqué à son bras (qu’il était tout mignon, lui qui ne montre jamais ses sentiments… ), et nous avons rejoint nos véhicules pour tous nous rendre à la Ferme Equestre, à 35 kilomètres de là.

 

La suite demain !!

Cauchemars de future mariée

Témoignage reçu que j’avais envie de partager :

Moi (oui, les rêves sont généralement assez auto-centrés…), le jour de mon mariage. Le lieu est celui que nous avons choisi, à peu près, mélangé à celui de notre PACS il y a quelques années.

Une foule de gens autour de ma (future mais dans le rêve c’était déjà passé) femme et moi, l’heure de dire quelques mots. Je ne suis pas douée du tout pour les discours, alors le fait d’en rêver ne m’étonne pas plus que ça.

Je commence en remerciant tout le monde d’être là, banalités, blabla, etc.  Je regarde la foule : « Comme vous l’avez constaté, mes parents (et là j’ai mis trois boucles dans mon rêve avant de réussir à trouver la meilleure formule) n’ont pas réussi à venir (je voulais dire « couldn’t make it » mais ça faisait un peu trop crâneuse). [silence pesant dans l’assemblée] Ceci dit, je tiens à remercier deux personnes qui ont accepté de jouer les parents de substitution… » en parlant de deux invités. M. et P., deux de mes anciens managers (oui, ma boîte c’est comme une grande famille 😉 ou pas !).

Le rêve cauchemar classique de la lesbienne angoissée dans ses relations familiales. Je n’avais pas l’intention d’en parler, mais un commentaire de la maman de la mariée humide de mardi m’a émue et je me suis dit que, moi aussi, j’aimerais que mes parents puissent être fiers de moi le jour de mon mariage. Rien ne dit que ce ne sera pas le cas, mais j’espère ne pas passer les 6 prochains mois à attendre cela…