Mariage en petit comité

Me revoilà pour vous raconter la suite… Nous nous sommes donc mariées fin juin dans le gîte, comme je vous l’annonçais dans mon précédent billet. Nous avons légèrement dépassé notre budget car nous pouvions finalement nous le permettre mais voici … Lire la suite

Je n’avais pas réalisé combien nous n’étions pas mariées avant hier, quand se marier est devenu une réalité

« Je n’avais pas réalisé combien nous n’étions pas mariées avant hier, quand se marier est devenu une réalité et que, d’un coup, nous sommes devenues officiellement, légalement engagées l’une à l’autre. »

L’article original est ici, en anglais, et c’est drôlement touchant 🙂

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Mariage de fiiiilles ! (2/2)

Deuxième partie… 😉

Nous avions préparé des badges pour tout le monde, afin que chacun puisse connaître les autres un tout petit peu. Chaque badge comportait le prénom et une ou plusieurs caractéristiques  un peu rigolotes.

Chacun s’est installé dans sa chambre, puis tout le monde est entré dans la première salle pour un petit goûter. Ambiance « bistrot » avec des petites tables carrées, et un grand buffet avec nappe oranges, ballons oranges et blancs et feuillages : petits gâteaux secs de Chambord, madeleines, galettes Saint-Michel, bonbons Haribo variés, compotes en gourdes, café, thé, tisanes, boissons fraîches…

Nos invités ont fini par se mélanger peu à peu… Mon beau-frère et ma belle-sœur (désormais officiels !) ont pendant ce temps-là installé de grands jeux en bois dans le hall de la deuxième salle. Grand succès que ces jeux, car même les gens pas très « joueurs » ont bien participé ! L’ambiance était vraiment bonne.

De l’autre côté, dans la salle où s’était tenu le goûter, nous avons laissé la place à deux jeunes animatrices déguisées en clown et en fée, qui sont venues animer la soirée pour les enfants. Une quinzaine de petits diablotins âgés de 3 à 8 ans étaient de la fête. Stupeur dans l’assemblée, les bouilles des enfants étaient franchement magnifiques ! Le clown et la fée ont commencé à maquiller les enfants, les uns en papillons, les autres en princesses, certains en pirate (dont mon guatounet). Ils ont proposé des jeux, un spectacle de marionnettes, des sculptures sur ballon… Tous les enfants présents étaient ravis, et les parents aussi, de souffler un peu !

Les grands, pendant ce temps-là, avaient attaqué le buffet (le bar à soupes a été un grand succès !), après un apéro au champagne (miam le magnum) bien apprécié. On a bien mangé, bien bu (surtout la table derrière nous qui a fait les fonds de bouteilles de tout le monde !), et le hostilités ont commencé… Premier jeu : mes amies d’enfance m’avaient préparé un cartable rempli de feuilles marquées de mots censés m’évoquer des souvenirs. Evidemment, j’ai tout trouvé, j’ai tout dans la tête, vous pensez bien !!! Deuxième jeu : le jeu du « c’est elle, c’est moi » : dos à dos, nous devions répondre à des questions sur notre couple en brandissant une pancarte. Sophie et l’Homme avaient passé bien du temps à confectionner ces jolies pancartes, c’était sans compter Théophile, qui s’est précipité dessus pour tout détruire aussitôt !!! Adieu joli papier d’aluminium argenté ! Bon, au final, nous sommes d’accord sur tout, sauf sur qui fait le ménage : chacune croit que l’autre en fait plus (en fait, c’est là qu’on comprend que le ménage, personne ne le fait…). Enfin, nous avons été appelées par nos témoins pour aller chanter la chanson commandée lors de l’enterrement de vies de jeunes filles. Nous avons réussi, avec une pirouette, à honorer notre engagement, n’est-ce pas les filles ?

Puis la piste de danse s’est animée, le madison a été dansé, mon guatounet a essayé d’attraper les belles lumières par terre, on a dansé et chanté… On a fait le plein d’amour et d’amitié… Théophile s’est retrouvé à danser à genoux sur la piste, complètement out, d’autres enfants étaient couchés, Aymeric dormait carrément sur un matelas par terre… on a couché notre guatounet, on a dansé encore un peu, on a ri encore beaucoup, puis…

Nous avons dit bonne nuit et sommes allées nous coucher, juste au-dessus de la salle (puisque nous avions loué pour l’occasion l’ensemble des chambres et des gîtes…). Quand nous sommes entrées dans notre chambre, nous avons vu notre fils qui dormait, avec encore quelques paillettes sur le visage, le plus beau visage de tous les temps…

Nous nous sommes couchées et avons commencé le débrief (oui parce qu’on débrief tous les soirs, et là, on en avait à se raconter ! Entre filles, ça peut prendre des heures !!!). Tout à coup, nous avons entendu des bruits d’éléphants dans l’escalier, et le rire caractéristique d’Aline… Nous avons vite compris que ces saletés d’amis d’enfance (et Mika qui s’était greffé à eux machiavéliquement) venaient nous trouver dans notre chambre pour commettre un forfait millénaire : le fameux pot de chambre !!!

Vite, nous nous sommes levées et précipitées dans les toilettes ! Quand les amis sont entrés, évidemment, ils ont d’abord été surpris de ne pas nous trouver dans nos lits… Et leur boulot de Sherlocks Holmes a commencé : « Eh, j’ai touché les draps, ils sont encore chauds !!! Elles étaient là il n’y a pas longtemps !!! », « De toute façon, elles ne peuvent pas être parties en laissant Théophile tout seul ici ! », « Elles sont peut-être planquées sous les lits, éclaiiiiire !!!! » Bref, ils ont fini par nous trouver quand même, hilares (je n’en pouvais plus de me tenir les côtes), et ont voulu nous faire manger de la mousse au chocolat arrosé de clairette de Die (« le champagne, on l’a gardé pour nous ! » dixit Laure). Je peux vous affirmer que c’est dégueu. Et mon épouse s’est complètement désolidarisée de moi en refusant de goûter sous le fallacieux prétexte qu’elle s’était déjà lavé les dents (parce que moi, non ?!) ! Mes amis sont des ordures, maintenant, c’est acté.

Le lendemain matin, vers 8h30, tout le monde était bien rincé, mais point de repos, mes frères ! Nous avions prévu deux séances de poney, une de 9h à 10h pour les « grands » de 6 à 8 ans, et une de 10h à 11h pour les « petits » de 3 à 5 ans. Grand succès là aussi, nos 6 petits et 6 grands se sont éclatés avec leurs poneys, malgré la pluie (mais sous les arbres de la forêt, ça mouille moins, si si !).

Nous avons pris un petit-déj à la carte, un repas avec les bons petits restes de la veille, et tout le monde s’est disséminé dans les trains, les voitures, les trottinettes (ah non, pas les trottinettes !).

Salle rangée à 16h, le mariage était terminé, la fête aussi, mais on a des souvenirs plein la tête et c’est tout ce qui compte.

Et comme dit Théophile depuis : « Ca y est, on est mariés ! »

Plus qu’à entamer la procédure d’adoption, et c’est plié. Une formalité, quoi… ;o)

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Félicitations aux mariées et à leur star de fils et un grand merci à Anne pour ce super récit !!!

Mariage de fiiiilles ! (1/2)

Merci à Anne pour ce joli témoignage… en deux parties 😉

Tout a commencé après le vote de la loi pour le mariage pour tous, quand j’ai voulu me marier le 2 novembre et qu’on m’a dit que c’était le jour des morts alors pas top. Bon, ça commençait bien. Du coup, on a choisi le 9 novembre, pour être bien sûres qu’il allait pleuvoir, et surtout pour avoir le lundi suivant, 11 novembre, férié.

Personnellement, j’aurais bien fait un mariage comme le pacs, juste nous deux (et deux témoins car c’est la loi aussi pour nous…), mais ma future épouse ne l’envisageait pas de cette façon. Elle voulait un vrai mariage, avec des invités, à manger, à boire, et plein d’émotion partout. Soit.

Alors on a fait une liste d’invités et on a réfléchi au concept : un mariage soft, élégant, classe, simple et de bon goût, comme nous quoi !!! (Et modeste, oui oui).

Nous avons choisi (et prévenu) nos deux témoins : ma sœur Elise et Tata ZK, parce que ça ne pouvait être qu’elles.

Nous avons mis à contribution : Camille et Marine pour les faire-parts, ma maman pour la déco, mon papa pour le champagne et le choix du traiteur, les parents de ma chérie pour le vin et les petites douceurs, Ti’Ma et ma petite sœur Léa pour les photos et les films, Lolo pour le matos son et lumière, le frère et la belle-sœur de ma chérie pour l’animation ludique et nos témoins pour les idées magiques. J’ajoute aussi que ma maman et ma témoin ont réussi à nous trouver des tenues de mariage en plein mois d’août à Montpellier sans même que moi j’essaie ma tenue. (Commentaires de ma sœur : « bah on a essayé la robe toutes les deux maman et moi, et comme ça n’allait à aucune, on a pensé que ça t’irait ! » Je le prends bien, vous pensez !)

Ce fut un peu du boulot, mais on était laaaaarges !

Nous avons donc décidé d’un concept hyper simple (et hyper cool et zen) : un week-end avec amis et familles à la ferme équestre, près de chez mon père. Youhou.

Et le 9 novembre est arrivé.

La veille, nous avions installé les salles (oui, les, car il y avait une salle pour les enfants et une pour les grands), les chambres (vous ne savez pas qu’on a joué à un sudoku géant pendant des mois pour attribuer les chambres à telles ou telles personnes… épique !).

Le jour J, nous étions très très larges, genre 3h avant je n’étais pas habillée, mais c’est pas grave… Ma maman est venu chez mon papa pour nous maquiller et nous coiffer, on était 10 à table le midi parce que mes futurs beaux-parents logeaient chez mon père, on a habillé Théophile dare-dare vers 13h (pantalon de velours noir, chemise blanche, débardeur gris, nœud pap’), et à 13h30 nous étions devant la Mairie, congelées, et nous accueillions nos premiers invités. Il ne pleuvait pas encore, c’était super.

Tout le monde est arrivé comme il se doit par ordre logique : d’abord Sophie, Camille, Marine, jamais en retard et toujours plutôt très en avance, jusqu’à Caroline et Biquet, pile 5 minutes avant l’heure, et Francine et Jess avec les marmots 20 secondes avant la cérémonie.

Et nous, heureuses de voir tout ce petit monde, nos amis de partout et d’ailleurs, et nos familles réunies pour la première fois, et mes grands-parents de 90 ans tout contents d’être là.

Nous nous sommes avancées vers le fond de la salle, et avons mis une chanson d’Amélie-les-Crayons, « Marie-Morgane », pour entamer la cérémonie. L’adjoint a été formidable d’humanité, de militantisme et de tolérance et nous a fait un joli discours pour nous préciser à quel point il était fier de nous marier. Il nous a offert un cadeau tout bien emballé, et au milieu de ce discours émouvant pour beaucoup, Théophile, qui était parti vers le fond de la salle, s’est précipité vers le paquet cadeau et s’est exclamé : « Oh, qu’est-ce qu’il y a dedans ??!! », un vrai petit clown qui a fait rire tout le monde !

Nous avons prononcé deux « oui ! » bien sonores et avons reçu un livret de famille, avec dessus nos deux noms, mais pas encore Théophile inscrit, bien entendu…

Nous avons été chaudement félicitées par tout le monde, le papa de mon épouse a craqué à son bras (qu’il était tout mignon, lui qui ne montre jamais ses sentiments… ), et nous avons rejoint nos véhicules pour tous nous rendre à la Ferme Equestre, à 35 kilomètres de là.

 

La suite demain !!

« Ah bon, vous vous mariez le même jour ? Ben oui, on se marie ensemble, alors c’est quand même préférable… »

Merci à Anne pour son très chouette récit, et vivement le mariage 😉
On vous souhaite beaucoup de bonheur !

NOTRE DOUBLE ENTERREMENT DE VIES DE JEUNES FILLES

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 Samedi dernier, 26 octobre, vers 18h, nous étions tranquillement en jogging et pulls informes en train de nettoyer une salade verte pour aller avec les croque-monsieur du soir, et nous attendions qu’une amie (Tata ZK) passe en coup de vent pour donner son cadeau d’anniversaire à ma compagne avant de se rendre à un dîner près de chez nous, quand tout à coup, l’interphone émet son bruit caractéristique. BIIIIIIP !!!

Théophile accourt : « c’est Tata ZK !!!! »

Je décroche l’interphone et j’entends : « C’est Tata ZK ! » (Mon fils est intelligent, hein ?)

J’ouvre la porte, parce que je suis bien gentille, et j’attends que l’ascenseur nous livre notre Tata ZK préférée…

Et là… Qui vois-je débarquer ?

Tata ZK, ma sœur Elise et ma maman, toutes affublées de boas en plumes et de chapeaux à paillettes, qui débarquent en chantant « tatata tatatatataaaaaaa ! Allez hop les filles, on y vaaaaaa ! »

On venait de comprendre………..

Nos témoins nous embraquaient donc pour notre double enterrement de vies de jeunes filles, deux semaines avant notre mariage (et trois jours après notre atterrissage de New York mais passons…), et ma maman était là pour garder notre loupiot, qui n’en revenait pas de cette fête improvisée !

Nous sommes donc parties toutes les quatre dans la voiture de ZK, qui n’a pas de GPS, et ça, c’est un peu un drame quand même. Et en plus, on avait des oreilles de diables sur la tête, des boas aussi dingos que les leurs, et il y avait encore des perruques dans la voiture…

Nous avons traversé tout Paris, ma future petite femme guidait ZK on ne sait pas trop comment vu qu’elle ne savait pas où on allait (mais c’est ça, les gens organisés, ils savent où ils vont quoi qu’il arrive !), nous nous sommes garées dans un parking souterrain, et avons couru un peu car apparemment nous étions en retard…

Direction les bateaux mouches parisiens ! Là, nous avons retrouvé quatre copines qui nous ont accueillies à grands cris : Camille, Marine, Ti’Ma et Sophie.

Nous sommes donc montées toutes les huit dans le bateau mouche, déguisées comme il se doit (mais le ridicule ne tue pas), et arborant fièrement un petit bracelet vert anis marqué « Mariage d’Anne et Marie-Hélène » avec des petits cœurs dessus.

C’était rigolo d’écouter la guide raconter en français puis en anglais tous les monuments parisiens bien connus, et sympa de voir Paris by night en bateau. Que la tour Eiffel est beeeeeelle !!! Nous avons pris des tas de photos, toutes plus terribles les unes que les autres, et nous avons même arrêté un groupe d’amis pour que l’un d’eux nous prenne en photos toutes ensemble.

Nous nous sommes ensuite séparées en deux groupes de quatre, pour nous rendre dans un endroit encore inconnu de nous, les futures mariées.

Ma chérie et moi nous sommes donc retrouvées dans la voiture de ZK avec Sophie, ma collègue un peu folle, qui devait la guider jusqu’au point de rendez-vous suivant. Le problème avec Sophie, c’est qu’elle a un peu de mal avec l’orientation et les indications de mappy, donc elle savait où on allait, mais juste après coup… Bref, on a bien rigolé, même si ZK commençait à flipper de ne pas être à l’heure…

Finalement, nous avons réussi à nous garer, j’ai hérité d’un chapeau rose et d’une perruque rouge du plus bel effet, et nous nous sommes rendues au restaurant « Miniatures », rue de Versailles, dans le 16e arrondissement. Ce restaurant est dirigé par l’ex top-chef Yoni Saada :

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Quand nous sommes arrivées, Elise, Marine, Camille et Ti’Ma étaient déjà installées, tous boas autour du cou !

Nous avons fait sensation, et les cuisiniers ont tenu à emporter des perruques et des chapeaux pour faire des photos en cuisine… Ils étaient tous déchaînés, à croire que c’était eux qui allaient bientôt se marier !

Nous avons mangé comme des reines, rien que trois entrées, un plat et deux desserts… Succulent, magique, majestueux !

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Nous avons eu droit à des jeux idiots que j’ai gagnés haut la main parce que je suis la meilleure en chansons.

Avant de partir, Yoni  (oui, je l’appelle par son prénom, on est trop potes maintenant) est venu nous voir et a demandé : « Bon alors c’est laquelle qu’on enterre ? »

J’ai levé la main, ma chérie aussi, alors il a dit : « Ah bon, vous vous mariez le même jour ? »

Eclats de rire de nos convives ! J’ai répondu : « Ben oui, on se marie ensemble, alors c’est quand même préférable que ce soit le même jour, sinon ce n’est pas tellement pratique ! »

Là, il a paru un peu interloqué, et devant les rires de toutes, a demandé si c’était vrai ou pas, a finalement admis ce pur EVJF incongru, et nous a félicitées chaleureusement. Il a même bien voulu se faire photographier avec nous toutes devant son resto (la braguette ouverte mais ça, on n’y est pour rien, JE LE JURE).

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Voilà notre super EVJF à toutes les deux ! Merci nos témoins et nos copines pour ce super moment, notre mariage va être terrible !

Mariage humide en toute délicatesse

Une nouvelle jolie histoire de mariage… Merci pour ce récit Mesdames !

Nous nous sommes rencontrées en 2000 et pacsées en 2005. Un an après, notre fille était là. Une famille parmi d’autres, à laquelle il ne manquait que des droits. Après des mois de débats haineux, la loi sur le mariage est arrivée, enfin. Pour l’une comme pour l’autre, notre pacs avait déjà valeur de mariage. Mais pour notre fille, pour la protéger légalement, c’était une évidence : il fallait nous marier.
Au début, ce ne devait être qu’une formalité. Nous songions à une cérémonie en présence de nos seuls témoins. Nos familles et nos amis comprenaient bien sûr, mais avec un sourire un peu triste. Nous ne voulions pas leur faire de peine. Sans parler de notre fille : on lui devait un vrai mariage pour qu’elle puisse tenir son rôle de petite demoiselle d’honneur couronnée de fleurs, comme elle en rêvait. La liste des invités s’est donc allongée, très vite…mariage s
On a commencé par le choix des invitations et des tenues. Facile. Oui mais assorties, les trois tenues. Moins facile… Et qui nous plaisent à toutes les trois. Quasi impossible ! Où recevoir les invités ? Chez nous ? Trop petit. Dans notre future maison en travaux ? Le challenge ! Reste toute la logistique qui suit la cérémonie.
Chacune son domaine de prédilection : ma chérie s’est concentrée sur le repas, moi sur la déco comme ce mobile aux couleurs du rainbow flag qui a demandé des heures de travail minutieux. Et plein de détails, du choix des serviettes à celui de la figurine en passant par le parfum des macarons. Pour ce mariage que nous voulions à notre image, pas question de servir une pièce montée classique. Trop vue, trop sucrée, trop collante.
On adore les macarons toutes les trois. Je n’avais pas envie d’un simple présentoir mais d’une vraie composition. La quête du Graal. C’est chez un petit pâtissier de banlieue qu’on a trouvé notre bonheur. Et bizarrement, l’un des souvenirs qui me resteront sera cet après‐midi ensoleillé où nous nous sommes assises toutes les trois dans un parc, avec les précieux macarons que nous étions allées chercher à l’autre bout de la banlieue (un samedi après‐midi en voiture, autant dire à l’autre bout du monde !) « Tu lui donnes quelle note à celui‐ci ? 4/5 ! OK. Moi je préfère le caramel au beurre salé, il est à tomber… » Nous avons même pris des photos pour nous souvenir des couleurs exactes au moment de faire notre choix final.
Et puis le mariage est arrivé avec son lot de nuits blanches les jours précédents. La semaine de congés supplémentaires offerte par mon employeur a servi à faire de notre maison toujours en travaux un lieu à peu près présentable. Au secours. Pas de massage zen, de séance de maquillage ni d’essai coiffure. Mais je suis désormais incollable sur les enduits et décapants en tous genres… Ma future femme passait à l’appartement après ses grosses journées de boulot. Bref, nous étions en pleine forme le jour J, à peine fatiguées et stressées… Arrivées tout juste à l’heure à la mairie, sous une pluie continue, il aura suffi de croiser le regard de nos familles pour que les larmes se mettent à couler. Que d’eau, que d’eau, nous avons frôlé l’inondation ! La main dans la main, accrochées l’une à l’autre (surtout ne me lâche pas, surtout…) nous avons grimpé les marches. Une salle des mariages magnifique, absolument pas impressionnante quand il a fallu la traverser sous les yeux de nos invités, la marche nuptiale en fond très sonore. Une adjointe au maire impliquée qui avait préparé un texte personnel, des invités aussi émus que nous, une petite fille ravie entre ses mamans. Et quand nous sommes sorties, tous ces sourires radieux sous les parapluies.
Le lendemain, notre fille me demandait quel était le plus beau jour de ma vie. Je lui ai répondu que c’était le jour de sa naissance.
‐ Ah bon ? C’était pas hier ? Parce que moi, si. ♥

 

Le mariage haut en couleurs de Une et Maridul !

J’ai demandé à mes contacts qui se sont mariés cet été de me faire parvenir le récit de leur mariage… Voici le premier ! Si d’autres sont intéressés, écrivez moi à ivmunmariagegay arobas yahoo point fr (désolée j’essaye d’éviter les spams !).

Une noce ariégeoise
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Voilà voilà !

Nous avions décidé de nous marier dans un petit village d’Ariège, où la famille de ma chérie a une maison. Pourquoi là-bas ? parce que chez nous, on pouvait craindre d’être importunées par les antis, et que dans ma famille on s’en tamponne de mon mariage, voire on préfère ne pas savoir… et puis le maire de mon petit village a signé la « charte pour l’enfance », c’est dire si je ne voulais pas me marier là-bas !

 

La date fut fixée en fonction des disponibilités des uns et des autres, soit le 27 juillet. Tout s’est fait par courrier ou téléphone avec la mairie de V. Accueil sympathique, en tous cas par téléphone… Ca s’est corsé quand il a fallu trouver un traiteur pour cette date, ils étaient tous over-bookés ! On a quand même trouvé un traiteur disponible, à qui on a commandé un cocktail dînatoire pour 20 personnes et un pièce montée. Quand il nous a appelées pour savoir si on voulait une figurine sur la pièce montée, il a été bien embêté ! Et nous bêtement on avait oublié d’acheter une figurine ad hoc, dommage

Arrivées là-bas, on est allées voir le maire, qui nous a accueillies de manière une peu distante, disons, et nous a dit que ce ne serait pas lui qui nous marierait… Bon, on dit qu’il vaut mieux s’adresser à Dieu qu’à ses saints, en l’occurrence mieux vaux un adjoint sympathisant, qu’un maire hostile !
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On avait envie d’une fête colorée, gaie (non pas « gay », on a essayé d’éviter la déco aux couleurs arc-en-ciel 😉 – Je crois que c’était plutôt réussi ! Les invités étaient priés d’être en tenue décontractée et chic à la fois. On avait prévu une grappe de ballons, chaque invitait avait un ballon à son nom, et dans le ballon un ticket à gratter ! Pas de millionnaire ce jour-là !
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Le jour J il faisait une température caniculaire, les maquillages coulaient, il faisait 30° dans la salle de mariages, enfin l’annexe car la vraie salle des mariage était occupée par une expo… L’adjoint au maire (que je soupçonne d’être un gay qui s’ignore…) était tout ému car c’était son premier mariage, et qui plus est le premier mariage gay d’Ariège ! Alors pour immortaliser ce double événement, il a demandé à son gendre de filmer la cérémonie ! Eh oui, on peut dire que la presse était là 😀 Il était tellement ému qu’il en a oublié de me demander si je voulais prendre pour épouse ma chérie, alors quand il lui a demandé à elle si elle voulait me prendre pour épouse, on a répondu en choeur OUIIIIIII !
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Quand on est sortis de la mairie, la famille de ma chérie nous a lancé des graviers, car ils avaient oublié le riz ! et il y avait la fête du village juste à côté de la mairie, les gens nous ont regardés un peu de travers… mais bah on était mariééééées !

Ensuite on a tenté de venir à bout de la moitié du cocktail, très… ariégeois  (8 plateaux de viande ! on a mangé et accommodé les restes pendant les 10 jours qui ont suivi !), mais la pièce montée en forme de château-fort (???) et posée sur un tapis de pâte d’amande où était sobrement inscrit nos prénoms, a été dévorée !
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Après on a dansé dans le jardin, puis on a été danser au bal du village (on nous a regardés encore de travers mais… bah !)
Voilà, un joli souvenir pour nous et les enfants (je crois)
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Un grand merci pour votre témoignage mesdames, c’est toujours un plaisir de partager ces jolis moments 😉